Une promenade artistique improvisée
Nous avons quitté notre appartement à Plovdiv, où nous passons une partie de nos vacances d’été en Bulgarie. Là-bas, nous essayons de voir et de vivre un maximum d’expériences, de nous imprégner de ces moments inoubliables que cette ville a à offrir. Nous nous sommes dirigés vers une destination inconnue, sans vraiment savoir où aller. Nous avons simplement marché, laissant le chemin nous guider et nous réserver d’agréables surprises.

Nous avons croisé des étoiles violettes, qui, j’ai appris plus tard, étaient plutôt bleues, comme leur nom l’indique – passiflore bleue. Elles ne ressemblaient ni à celles que l’on observe dans le ciel et que l’on compte sans cesse, ni à ces étranges astres qui peuplent l’océan et que l’on remarque avec fascination lors d’une visite à l’aquarium. C’étaient des étoiles terrestres parées de pourpre, comme du pollen semé à la surface de la Terre, des aiguilles qui se reflétaient doucement dans nos yeux.

Nous avons fait une courte halte dans une petite pâtisserie locale, proposant une grande variété de douceurs créatives 🙂

Bien sûr, nous ne manquons pas de remarquer tous les chats que nous croisons en chemin, qui font assurément partie intégrante et caractéristique de cette ville.

Nous sommes passés devant un centre commercial qui venait d’ouvrir et dont le jardin ne manquait pas de charme et d’originalité. J’y ai notamment remarqué de jolies curiosités, comme cet arbre décoratif en forme de boule. Certes, la Coupe du Monde battait son plein à ce moment-là, mais je ne pense pas que ce soit la raison principale de sa création. 🙂

Et ce voile de branches vertes, ondulant doucementt, comme pour nous transporter sur une île exotique, projetant son ombre et caressant tendrement nos visages – cet arbre m’a vraiment donné l’impression d’être en vacances au bord de l’océan, haha. Il y avait aussi des fleurs ; ces branches de lavande m’offraient une joie champêtre simple et irremplaçable, une idylle authentique. Quant aux cailloux, chacun avait sa place et ne la quittait pas, comme si aucun autre endroit ne pouvait leur appartenir et que, pour cette raison, ils ne pouvaient se résoudre à abandonner le leur.
Alors, cette série d’étrangetés se poursuivait, ces arbres aux formes si particulières nous suivant jusqu’au bout.

Nous avons ensuite traversé le pont sur la rivière Maritsa et profité un instant de ses eaux calmes. De là, nous avons flâné dans les ruelles étroites du quartier créatif de Kapana pour rejoindre la rue principale.

En parcourant ce quartier créatif, j’avais photographié des masques de théâtre, qui ornaient l’un des murs du quartier d’une touche artistique et nous rappelant subtilement notre passage imminente devant le théâtre situé sur cette même rue.

Les nombreux graffitis, dont l’abondance contribuait au charme du quartier, m’ont inspiré une autre photo.
Kapana est un quartier de Plovdiv, situé en plein cœur de la ville. Créé comme centre d’artisans autour du Kurshum Han (à l’emplacement actuel des Halles centrales), le quartier forme un dédale de ruelles aux noms évocateurs : Zhelezarska, Kozhuharska, Abadzhiyska, Zlatarska, etc. Parmi les sites les plus connus à proximité, on trouve la mosquée Dzhumaya, le stade romain et la vieille ville.
Source : Капана – Уикипедия

Arrivés sur la rue principale, nous avons découvert un champ de parasols aux couleurs de l’arc-en-ciel, suspendus dans le ciel :), nous invitant à nous abriter, un répit bienvenu face à la chaleur déclinante de cette fin d’après-midi. Comme je l’ai mentionné, nous sommes passés devant le Théâtre dramatique de Plovdiv, où j’ai croisé d’autres masques et un décor théâtral.

Être acteur n’est peut-être pas un métier facile, mais être acteur dans sa propre vie, en jouant son propre rôle, l’est peut-être encore plus difficile. Enlever les masques et rester acteurs serait merveilleux. Enfiler mon propre masque, celui qui me permet d’être moi-même, serait encore mieux. Je savoure le succès lorsque je décide de mener à bien tous les combats de ma vie, en étant enfin moi-même. Jouer mon propre rôle sera une véritable réussite, sans prétention, sans jeu inutile, sans talons hauts pour me hisser au-dessus des autres; juste moi – tout doit être mesuré et conçu sur mesure, pour m’épouser parfaitement. Voilà mon objectif.

La promenade nous a menés à la place où se dresse le grand bâtiment de la poste centrale, dont l’horloge servait autrefois à prendre rendez-vous, à une époque où les téléphones portables n’existaient pas. Peut-être est-ce encore le cas aujourd’hui ; je devrais demander aux habitants ! Nous avons salué nos amis les pigeons et profité de leur compagnie un instant ; ils étaient même perchés sur les réverbères et éparpillés un peu partout sur la place.

Nous avons fait une courte pause pour jouer à l’ombre des arbres du jardin du Tsar Siméon, où nous avons eu la chance de nous attarder. À l’intérieur, on trouve de nombreux monuments et de charmantes petites fontaines, et nous n’avons pas manqué d’admirer les poissons aux couleurs chatoyantes. Un monument en particulier a attiré mon attention et piqué ma curiosité. J’ai donc fait des recherches à son sujet par la suite. Se détachant sur le fond de ces magnifiques arbres, il offrait un cadre idéal pour une photo.

Une statue de Momotaro a été érigée dans le jardin du Tsar Siméon à Plovdiv, un don de la ville d’Okayama à l’occasion du vingtième anniversaire du jumelage des deux villes.
Momotaro (en japonais : 桃太郎, littéralement « Garçon Pêche ») est un personnage populaire du folklore japonais. Son nom signifie « Taro Pêche », un prénom masculin japonais courant, mais il est souvent traduit par « Garçon Pêche ».
Aujourd’hui, Momotaro est considéré comme un héros local de la préfecture d’Okayama, mais il s’agit d’une invention moderne qui ne fait pas l’unanimité dans les milieux scientifiques.
Source : Момотаро – Уикипедия

Ce fut une expérience de courte durée car une surprise encore plus grande nous attendait, certainement la plus grande pour les enfants : barboter dans les fontaines avec vue sur les magnifiques fontaines chantantes et rencontrer les oiseaux bleus qui s’y trouvaient…
Merci de m’avoir lue jusqu’au bout et à bientôt !