News

Jeu et leçons dans le jardin de mes parents

Mes enfants se tiennent souvent près de mon père,
leur grand-père,
lors des douces soirées d’été et des matins frais et vivifiants.
Ils l’aident à arroser les plantes et les légumes du jardin.

Ce matin-là et ce soir-là n’ont pas fait exception.
Les petits observent l’eau,
vérifiant son niveau,
espérant signaler à leur grand-père
qu’il est temps de la déplacer dans une autre rangée.

Pour eux, c’est un jeu,
pour les deux générations –
un moment privilégié à partager.

Et même si les enfants aiment courir partout,
se défouler,
leur attention reste longtemps concentrée sur la rangée,
aidant leur grand-père à arroser
ou laissant tomber les pétales comme de petits bateaux
dans les abreuvoirs des légumes,
en les regardant dériver au loin.

Il y a des disputes,
des compétitions,
et parfois des réprimandes de mon père,
mais c’est un joie – cette expérience.

J’espère que cela continuera ainsi l’année prochaine.

Nous serons peut-être plus bruyants,
peut-être plus sages,
mais ce qui est important pour moi,
c’est le temps que nous passons ensemble.

Deux générations différentes,
côte à côte,
l’une s’amusant,
découvrant le monde,
percevant un nouvel univers en cela,
recevant ses premiers leçons de son grand-père.

Deux générations différentes,
j’appartiens à une troisième,
mais nous tous, unies par le destin de la vie.

Là, côte à côte, sur ce territoire où le travail s’est effectué,
une autre génération précédente a cultivé la terre pendant des années,
un labeur incessant,
tandis que la génération dernière transforme ce travail en jeu.
Rires, farces, quelques réprimandes,
tout est à sa place.

Que le temps passé là-bas est précieux,
que ces souvenirs sont créés,
que c’est important d’être là,
d’aider, de jouer,
de profiter des semaines d’été
du temps estival.

Ces quelques mois à Madrid nous rendent vraiment nostalgiques.
Moi, confrontée à un nouveau défi,
je jette un coup d’œil aux photos du passé,
aux souvenirs créés par l’été,
visuels,
colorés,
désormais entrelacés à mes mots,
transformés et immortalisés pour toujours.

Nous comptons les jours avant notre départ,
nous nous demandons combien de temps il nous reste,
nous avons tous hâte de créer de nouveaux souvenirs,

sauvages, audacieux et joyeux,
dans l’étreinte de notre village et de notre maison,
auprès de mes parents.

En attendant, nous sommes là,
et nous continuons à grandir, à nous améliorer,
notamment grâce à notre expérience en Espagne 🙂.

Ce poème fait partie de mon quatrième défi pour mon blog sur le bonheur.

Merci de m’avoir lue jusqu’au bout et à bientôt !

Si vous avez aimé l'article, vous êtes libre de le partager ! :)

Laisser un commentaire