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Interview de Jean-MARC PERCIER, Auteur-Poète

Aujourd’hui, je vais vous présenter mon premier interview avec un vrai expert sur un sujet qui me passionne personnellement. Au vu des articles de mon blog et des poèmes que j’y publie, je me suis lancée dans l’aventure d’interviewer le poète et auteur Jean-Marc Percier et de plonger dans les profondeurs de son écriture magique.

Je l’ai rencontré récemment sur les réseaux sociaux et j’ai découvert certaines de ses œuvres. En essayant de trouver des écrivains français sur Internet, je suis tombée dessus. Il m’a impressionné avec ses poèmes ainsi que ses refléxions dans certaines de ses publications là-bas.

Lorsque j’ai commencé à communiquer avec ce poète pour mieux connaître son travail, il m’est venu à l’idée de l’interviewer et d’en savoir plus sur lui. Des choses que les lecteurs de mon blog aimeraient.

Il m’a même offert un couplet en cadeau et m’a permis de l’utiliser comme je le souhaitais. Bien sûr, en respectant ses droits d’auteur. Ce dont je le remercie sincèrement !

D’ailleurs, j’ai écrit un article à ce sujet avec son poème dedans.

Au fur et à mesure que j’améliorais mon blog, j’ai ressenti le besoin d’interviewer un expert dans mon domaine d’écriture.

Heureusement pour moi, ma décision spontanée et sincère d’interviewer ce grand poète a été récompensée par le succès.

Il a donc accepté de répondre par écrit à mes questions. Les voici :

Est-ce qu’on peut commencer par une petite présentation ( Vos origines ? Vous vivez où actuellement ? Pourquoi avez-vous choisi cet endroit pour vivre? Quelle émotion ce lieu évoque-t-il en vous ? ) ?

Mon grand-père paternel, originaire du Jura, s’est expatrié au Maroc juste après la première guerre mondiale, c’est pourquoi je suis né en Afrique du nord, puisque ma famille paternelle s’est installée de l’autre côté de la Méditerranée pendant trois générations. Mes parents sont ensuite rentrés en France dans la région d’origine de ma mère, le sud-ouest… J’ai fait mes études d’enseignant à Toulouse et commencé comme jeune professeur dans l’est de la France. J’ai ensuite « migré » dans le Poitou, où je suis resté, après une « escapade » à Montpellier et diverses « incursions » dans plusieurs autres départements de l’ouest. Lassé du métier d’enseignant, j’ai quitté le système scolaire pour organiser et accompagner des voyages de randonnées un peu partout dans le monde. Cette riche expérience de voyagiste (et voyageur) m’a ouvert de nouveaux horizons et permis des rencontres humaines fabuleuses, sans compter la satisfaction de découvrir le « vaste monde », sur les traces de Marco Polo et de multiples voyageurs célèbres. Pour l’instant je reste dans un coin de campagne en Poitou, en me disant que mon repère sur la planète est ce lieu fixe, à la fois point de départ et d’arrivée, puisque la terre est ronde, même si je pense qu’elle ne tourne pas toujours dans le bon sens… Ayant beaucoup « bourlingué », j’apprécie aujourd’hui de rester éloigné des vicissitudes de la modernité, sans exclure la possibilité de repartir à la découverte de nouveaux horizons. Mes pieds demeurent donc sur ce coin de planète, tout en ayant la tête dans les toiles, en me disant que là-bas, sur les terres que j’ai connues, chaque soir mes ami(e)s regardent les mêmes astres que moi… Quand je songe à cela je me dis que le monde est à la fois petit et … grand !

Vous aimez voyager ? Avez-vous un endroit préféré ? Recueillez-vous des souvenirs de vos expériences lorsque vous voyagez et les investissez-vous dans votre écriture ?

Je suis fière d’avoir ce livre du poète Jean-Marc Percier, que j’ai acheté en ligne chez Maïa !

J’aime découvrir des contrées qui me sont étrangères : j’aime l’étrangeté du monde, CAR ELLE EST SOURCE DE RICHESSE. J’ai parcouru des contrées diverses, et apprécié leurs différences (déserts, côtes rocheuses escarpées, falaises impressionnantes, îles mystérieuses…). J’ai aussi voyagé quatorze fois en Mongolie, terre de liberté et de grands espaces. Je considère cette contrée sauvage peuplée de cavaliers nomades, de chanteurs admirables et d’enfants joyeux, comme ma seconde terre familiale. La première fois que j’y ai posé les pieds, j’ai eu la sensation de retrouver mes origines ancestrales. C’est un pays magique, au sens littéral du terme. J’y ai parfois écrit, mais ce que j’ai rédigé par la suite a dépassé les simples notes que j’en avais rapportées. Alors un jour, à force de me poser des questions sur l’étrangeté des sensations ressenties dans ce monde à part, j’ai rédigé un article dont le titre était : « Mongolie ? Un voyage dans le temps »… J’ai quand même publié une poésie dédiée à ces émotions intimes, écrite dès mon second séjour :

« …De pâles nuages
Dominent les lacs bleus
Au son de la vièle,
Et glissent sur la plaine
Comme dans mon rêve.
Vive la Mongoliberté ! « 
(extrait de « Altaï » dans « A rebroussse-plume », Édition Maïa 2021)

Dans quel domaine sont vos études ? Pourquoi vous êtes-vous tourné vers l’écriture ?

J’ai fait des études dans le domaine de l’éducation physique et sportive. L’écriture m’a beaucoup aidé à réussir les différents examens et concours auxquels je me suis présenté. Je ne sais ni peindre, ni sculpter, ni chanter, mon moyen d’expression privilégié a toujours été l’écriture. Cette merveilleuse invention humaine est un fabuleux moyen de faire éclore les fleurs qui sommeillent dans le cœur des humains.

Vous êtes écrivain, poète, donc vous aimez écrire… À quand remonte votre envie d’écrire ?

Enfant j’écrivais déjà de petites poésies, exprimant des sentiments pour mon entourage. Ensuite j’ai toujours eu la plume facile, quand j’avais le choix du sujet, évidemment ! Au lycée, je recevais des notes catastrophiques en… français ! Cela m’a permis de prendre conscience qu’il ne peut y avoir de bonne création sans une vraie liberté d’expression… Est-ce à dire que seules les âmes rebelles détiennent les clés du paradis des écrivains ? J’ouvre le débat !

Quels sont vos sujets préférés sur lesquels vous aimez écrire ? Y-a-t-il un sujet que vous préférez parmi tous vos favoris et pourquoi le choisissez-vous ?

Je suis assez éclectique, à partir du moment où je ressens que le sujet abordé pourra être partagé. Que serait l’écriture si elle ne rencontrait pas ses lecteurs ? J’aime écrire à propos de ce qui m’émeut bien sûr, mais aussi de ce qui parfois me révolte. Les émotions fortes sont une grande source d’inspiration, et l’existence permet (heureusement et malheureusement) de les rencontrer.

Avez-vous des inspirations quand vous écrivez vos poèmes ?

Souvent, c’est l’inspiration du moment qui guide ma plume. Cela peut être une rencontre, une histoire que je souhaite inventer ou développer, une grenouille qui s’échappe de mon regard… Cela peut provenir aussi d’un rêve, ce qui arrive fréquemment, notamment pour l’écriture poétique, car les rêves permettent des visualisations que le mode conscient ne permet pas de retrouver et aussi d’émotions dont l’éveil n’autorise pas la révélation … Ensuite il faut savoir gagner la course entre réalité et imagination permis par le rêve, car l’imaginaire est « soluble » dans le flot de la réalité… Alors, au saut du lit, je dois tracer les mots sur le papier pour qu’ils ne s’envolent plus jamais…

Vous avez une flamme qui bouge et vous motive à commencer à écrire ? Comment vous sentez-vous lorsque vous écrivez ? Vos émotions ?

Parfois, je ressens comme une urgence à m’exprimer, et je me mets « à l’œuvre » de suite, ne serait-ce que pour éviter l’oubli des idées qui ont surgi devant moi… Par la suite, il m’arrive en me relisant d’être surpris d’être l’auteur de certaines tournures de phrases… Est- ce cela l’état second ? J’aimerais en discuter avec d’autres auteurs, car j’ai parfois la sensation (heureuse) de naviguer dans un monde étrangement fantastique !… Sans doute est-ce là le principal ingrédient du bonheur de l’écrivain ?

Vous avez déjà publié deux livres. Qu’est-ce qui vous motive à publier le premier et quoi – le second ?

Le premier recueil a été au sens étymologique un « réceptacle » de la somme des poésies que j’avais écrites depuis l’adolescence et que j’avais envie d’offrir « à l’infini du temps ». Maintenant je peux affirmer que ces textes existent, car des phrases, aussi belles soient-elles, n’existent pas tant qu’elles n’ont pas été accueillies par des lecteurs… Ce sont des lettres mortes, que seule la publication permet de ressusciter !
Quant au second recueil, j’ai l’étrange sentiment qu’il s’est écrit tout seul, puisque j’ai continué à créer de nouveaux textes dans la foulée de la parution du premier livre. Ce sentiment d’être mis en mouvement par une énergie sans nom ni visage, encore une fois, m’a paru magique !

Avez-vous eu des retours lorsque vous avez publié votre premier livre, puis votre deuxième ? Quelle importance accordez-vous à votre public ?

J’ai eu effectivement des retours toujours positifs dans la majorité des cas et, lorsqu’ils étaient (rarement) mitigés, ils étaient porteurs de remarques permettant d’avancer sur la voie de la création. Je voudrais souligner que l’un des plus beaux cadeaux que j’ai pu recevoir lors de la publication du premier recueil fut celui d’une amie qui m’a proposé de « me prêter sa voix pour dire mes poèmes » ! Cela se concrétise aujourd’hui par la mise en place d’un spectacle de lectures de mes poèmes avec l’accompagnement musical de deux autres amis musiciens ! Son titre : « Ondulations poétiques ». Une vraie reconnaissance qui me ravit ! Je tiens à souligner également la gratitude que j’éprouve à recevoir les éloges de mon entourage proche, qui m’a beaucoup accompagné dans mes projets de publication et aussi par la suite. Ces accompagnements sont une source d’encouragement à poursuivre mon chemin sur la voie lumineuse de l’écriture.

Quels sont vos futurs projets d’écriture ? Envisagez-vous de publier un troisième livre ? Et si oui, de quoi parlera-t-il et qu’inclura-t-il ?

J’ai terminé la rédaction de plus d’une centaine de « haïkus », forme d’expression poétique de l’instant présent que j’aime particulièrement. J’attends impatiemment la réponse d’éditeurs que j’ai sollicités pour leur publication. Par ailleurs, en mars 2022 sortira un histoire courte qui s’adresse aux enfants (« Le vélo rouge »). Cette histoire, publiée par les éditions de « L’arbre monde » portera un message sur les préjugés qui peuvent se former à l’occasion de micro-événements de la vie d’un enfant. Dans l’histoire du « Vélo rouge » il s’agit de la disparition du vélo d’un enfant, attribuée à tort à des Tziganes, alors que l’auteur véritable est un autre enfant, qui avait emprunté le vélo pour rentrer chez lui… Plusieurs autres petites histoires (nouvelles) sont en attente de publication, mais mon projet le plus conséquent est la publication d’un roman, en cours d’écriture, dont le titre est « Le télégraphe de Bucarest » dont l‘histoire se situe en France et en Roumanie, au moment de la fin de la dictature roumaine dans les années 1990.

Quels conseils donneriez-vous, en tant que personne qui est passée par le processus d’établissement de son écriture, à des personnes qui sont en train de redécouvrir le monde de l’écriture ou qui sont en train de la faire au public ?

L’écriture « artistique » est un des moyens d’expression parmi d’autres. Mais elle n’est pas « qu’artistique », et peut revêtir diverses formes (romanesque, journalistique, événementielle…). L’important est de se laisser guider par l’envie de partager ses émotions ou ses idées, pour alimenter le débat permanent qui relie les êtres entre eux. Que celles et ceux qui pensent que leur message est important osent franchir le pas de publier leurs écrits. De nouvelles portes s’ouvriront à eux, pour le bien de tous et leur satisfaction personnelle !

Reliez-vous le bonheur et l’écriture et trouvez-vous un lien entre eux ?

J’ai récemment ressenti le bonheur en partageant avec autrui les écrits que j’avais conservés depuis longtemps. Leur publication a permis une reconnaissance sociale, qui est pour moi un passage nécessaire au bonheur de l’humain. Cela s’est concrétisé par l’organisation d’une belle fête poétique dans mon jardin…

Pour conclure

Ce sont les mots magiques d’un vrai poète et écrivain. Les lire m’a apporté beaucoup de bonheur. Encore une fois, je suis convaincue que l’écriture nous aide à atteindre notre bonheur.

Exprimer des émotions, quelles qu’elles soient et les faire ressortir sur la feuille nous fait nous sentir mieux et plus heureux.

Pour moi cette semaine, c’était ma dose de vrai bonheur, que j’ai reçu en énorme quantité en lisant chacune des réponses de Jean-Marc Percier.

Voici mon humble haïku, dédié au poète Jean-Marc Percier :

Pour ces belles paroles,
M’apportant que du bonheur,
Cadeau de Noël.

Merci de m’avoir lu jusqu’au bout et à bientôt !

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Commentaires

27 décembre 2021 à 13h30

Une très belle rencontre ! C’est dôle car à moi aussi la Mongolie m’évoque de grandes plaines de liberté et d’espace sans frontières… Merci à tous les deux pour cette belle rencontre



27 décembre 2021 à 18h47

J’ai adoré lire les réponses de Jean-Marc Percier. C’est très intéressant de connaître les inspirations au moment de l’écriture des poèmes. Je souhaite pour ma part améliorer mes écrit sur le web, qui sont très différents de poèmes mais cela peut donner des pistes.

Comme je l’imaginais, un poète se laisse porté par son émotion du moment voire, je cite  » une urgence à m’exprimer ». J’avais remarqué que selon ma propre humeur, mon style d’écriture diffère quelque peu. J’essaie de plus en plus de e connecter à mes lecteurs, ce qui rend la chose vraiment très différente de se connecter à soi. Pour mes prochains écrits, je penserai particulièrement à me connecter à moi-même puis je me laisserai plus guider.

Merci beaucoup pour cet interview, ça m’a bien inspiré 🙂



30 décembre 2021 à 19h39

🙏 🙏 🙏 ma chère Genka … Ce fut un vrai plaisir d’avoir pu lire les mots de cet artiste de la plume. Je me suis senti très connecté avec ses expériences de vie … Et pour te remercier de ce beau voyage je t’offre cette pensée introspective que j’ai publié dans mon dernier recueil « Gaïa :: D’Âme Nature:: » —- Âme de la Terre :: Dragonne de l’Eau :: Femme du Vent :: Sirène de Feu :: Je suis Gaïa !



5 mars 2022 à 16h41

Vraiment top et inspirant cet échange. Beaucoup de questions pertinentes ! Merci beaucoup



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