Là, dans les bras de l’espoir
L’autre jour de mon quatrième défi de mon blog sur le bonheur, nous avons fait une promenade en forêt. Une autre, mais qui annonce un poème complètement différent : ).
Venez en profiter :
Un été paisible,
niché dans l’étreinte de l’espoir,
une petite chaumière bien rangée,
là, l’église solitaire du village –
se dressant silencieusement.
Là-haut, dans les bosquets,
nous respirons l’air de la liberté,
nous contemplons l’horizon, lui – infini,
mais nos jours, eux, sont éphémères.
La vie semble s’écouler lentement,
plus vite qu’on ne le croit.
Nous grandissons,
certains d’entre nous vieillissent,
nous expérimentons le jour,
nous saisissons le présent autant que possible,
pour ne pas lui être redevables.
Là-haut, enlacés, la nature douce et nous
portons le poids de cette rencontre.
Combien de temps la séparation nous séparera-t-elle ?
Ni elle ni nous n’avons pas des attentes,
Nous apprécions simplement notre présence mutuelle.
Chaleureuses,
sèches comme la saison,
douces,
telles sont les heures que nous partageons ensemble.

Pourtant, quoi que nous fassions,
nous revenons toujours à l’horizon.
Là, au loin, glissant lentement hors de notre vue,
le bleu azur élancé nous engloutit.
Nous humons le parfum des mûres
qui s’étendent jusqu’à nous –
elles, survivant à peine,
créant des souvenirs qui ne vieillissent jamais.
Les champs qui nous offrent de longs instants
sont accueillis par nos larmes,
qui, pourtant, ne peuvent remplacer Mère Nature –
une pluie tant désirée.
Nous arrosons la mousse de la forêt de l’espoir,
recouverte de feuilles étrangères,
nous remplissons son âme épuisée,
des empreintes d’un destin toujours vert.
J’essaie de calmer mon esprit,
j’écoute le vent léger,
je n’entends ni oiseau ni animal sauvage,
la nature a retenu son souffle.
Seul l’écho de l’horloge éternelle qui tourne et cliquette,
je l’entends s’éloigner fureusement,
cet acte quelque peu inquiétant,
signe que nous ne sommes pas éternels.
Voici le faucon qui plane,
battant librement ses ailes brillantes,
se dressant fièrement au-dessus de nos têtes,
que rêve-t-il, que complote-t-il ?
A-t-il des soucis?
J’écoute à nouveau et j’entends tout,
quelques plumes d’oiseau,
témoins de la vie dans sa férocité,
l’espoir meurtri malgré son élan.
Je me saisis d’une branche tombée à côté de moi,
victime de la terre aride,
qu’est-ce qui nous attend,
un rugissement,
un cri de victoire,
ou le présage d’un avenir incertain ?

La nature hurle et appelle au secours,
ses larmes se transforment en une pluie bienvenue.
Un ruisseau prendra sa source au fond de la vallée,
l’espoir renaîtra lui aussi dans ce pourpre,
saturé du sang salvateur de ce jour.
Ensanglantée, pleurant et cherchant le salut,
la terre déchirée se ranime,
les pierres desséchées reprennent vie,
je vois de plus en plus de couleurs
et j’entends de plus en plus de sons.
Là où elle était fissurée,
déchirée,
négligée,
écorchée,
là où la douleur l’emportait sur la joie,
là, dans les larmes de l’espoir,
une lumière nouvelle jaillit.
La nature nous parle,
gronde parfois,
a pitié de nous
et tend la main à un monde qui implore son aide.
Merci de m’avoir lue jusqu’au bout et à bientôt !